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Le château de Montaignac

Le château de Montaignac

 

Au XIIè siècle, la commune devient anglaise avec l'ensemble du Limousin. Un instant réoccupé par Philippe IV de Valois, ce dernier retombe sous la coupe anglaise par le traité de Brétigny en 1360. Soulevé contre l'étranger, il est écumé par les troupes du Prince Noir. Le pape Grégoire XI, natif de Maumont, réussit alors à le rattacher à la France. La première famille de Montagnac s'éteignit ou fut transplantée vers la fin du Moyen Age. La seconde famille fut originaire de Treignac (de Chamboulive peut-être). Un certain Bernard Bovis racheta le manoir, ses descendants s'appelèrent Chassagne et ce fut eux qui reprirent le nom des Montagnac ; ils furent tour à tour barons ou marquis.

Ces Montagnac de la seconde race s'illustrèrent dans les guerres de religions : Jean de Montagnac réduisit à merci le protestant de Saint-Angel ; il fut élu député aux Etats Généraux de 1588.

Un autre de Montagnac, Monseigneur François de Gain, né au château en 1744, fut aumônier du roi, grand vicaire de Reims, Evêque de Tarbes en 1782, d'où il fut chassé par la révolution. La plus grande partie des biens des Montaignac fut confisquée et vendue comme « bien national ».

Claude César Braquillanges crut bon en juillet 1796, de racheter les propriétés des Montaignac pour les préserver. Le jour même de l'achat, C.S. Braquillanges laisse à titre de ferme et location à Léonarde Logroin, veuve Montaignac, pour neuf années à venir tous les biens et bâtiments qu'il a acquis ce jour, à Marie-Jeanne Degain et à Marie-Anne Bordas. Ainsi donc, la « citoyenne Léonarde Lograin » alias Marquise douairière de Montaignac et ses belles-sœurs, fille ou belle-fille restaient dans leurs meubles et sur leur terres avec un bail en bonne et due forme.

En 1879, Le château fut racheté par l'ex ministre de la marine l'Amiral marquis de Montagnac, qui en confia la reconstruction à un architecte de Tulle :Bardon. Ce fut le même qui changea le nom de Montagnac en celui de Montaignac probablement pour une raison de phonétique.

Le dernier de Montaignac, Renaud marquis de Chauvance féru de moteurs et d'automobiles se tua dans une course à Périgueux en 1898. Cet homme considéré comme homme de bien, sincèrement pleuré, avait fondé dans son parc une école de sœurs. Sa veuve, vendit le château et son domaine à la famille Calary de Lamazière. A noter que Mme de Lattre de Tassigny, veuve du Maréchal de France, est née Calary de Lamazière Basse.

Les dépendances du château de Montaignac couvraient autrefois la butte. Il n'en reste qu'une faible partie : un bâtiment carré à trois étages et une construction moins élevée qui s'étend vers le Nord. Les cheminées en pierre des différents étages datent de la Renaissance. Le château n'a conservé aucune trace de fortifications. Une vaste terrasse avec une balustrade en granit, s'étend au midi et domine l'ancien potager.

Depuis le château a changé plusieurs fois de mains et il est aujourd'hui la propriété d'un particulier.

Le château de Montaignac

Le château de Montaignac

Le château de Montaignac


La chapelle de Montaignac

La chapelle de Montaignac

 

Construite en 1941 sur un terrain acquis par l’abbé Bédabourg, curé de Saint-Hippolyte, le 17 juin 1941 auprès de Mme Jeanne Chassaing, veuve de Pierre Fressinge.
(Legs de son fils François Fressinge, décédé le 26 septembre 1914, mort pour la France).

L'abbé Julien Bédabourg est décédé le 20 janvier 1943 et a laissé pour héritiers M. et Mme Jean Dallet, cultivateurs au bourg de Monestier Port Dieu.

Par acte du 12 août 1943, M. et Mme Dallet ont cédé la chapelle et le terrain à l'association diocésaine de Tulle.

Ensuite, par acte du 14 janvier 1993, l'association diocésaine cède à la commune le terrain et la chapelle.

Les vitraux ont été créés en 1958 par Claude Blanchet et Jean-Pierre Lesage. Les cloches ont été installées le 17 juillet 1974 par la société Constant-Martin, 78000 Versailles.

 

Vendredi 24 février 2017

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